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RH - Documentation

RH - Doc // La charge mentale des cadres : un encombrement psychologique provoqué par des préoccupations d’ordre professionnel, y compris en dehors des horaires de travail

Rédigé par ID CiTé le 23/06/2021



RH - Doc // La charge mentale des cadres : un encombrement psychologique provoqué par des préoccupations d’ordre professionnel, y compris en dehors des horaires de travail
Avec cette année une innovation méthodologique : la création d’un «indice de charge mentale» conçu par les équipes scientifiques de l’institut Ifop à partir des réponses à six items - le niveau de stress ressenti au travail, le fait de penser au travail le soir, le weekend, l’impression “de ne pas s’en sortir”, la difficulté à s’endormir le soir, et le sentiment d’intrusion de sa vie professionnelle dans sa vie personnelle.

Il nous éclaire sur la façon dont les cadres français ont traversé cette période singulière de crise sanitaire et de confinements successifs. Un enseignement majeur : le niveau de pression professionnelle ressentie par les femmes ayant des enfants à charge est significativement plus élevé que celui de leurs homologues masculins. Les mères de familles ont dû cumuler - visiblement davantage que les pères - les contraintes familiales et professionnelles.

D’abord, le travail ne pèse pas sur tous les cadres de la même façon.
Il apparaît ainsi que, si les femmes ressentent davantage de pression que les hommes - indice de charge mentale de 4,9/10 pour les femmes en moyenne vs. 4,5 pour les hommes - le fait d’avoir des enfants à charge est un facteur aggravant - l’indice s’élève ainsi en moyenne à 5,2 pour les mères de famille contre 4,7 pour les femmes n’ayant aucun enfant à charge.

Ensuite, il apparaît que le fait de songer au travail après les heures de bureau est un phénomène majoritaire chez les cadres, tous âges, sexes et secteurs d’activités confondus : cela se produit pour 92 % d’entre eux, et 55 % affirment même être “souvent” dans ce cas. Il s’agit de mécanismes, sinon normaux, du moins répandus chez les personnes exerçant des responsabilités professionnelles.

Concernant ce qui encombre le plus les esprits des cadres au quotidien, il s’agit des notes de frais (40%) pour ce qui est des tâches administratives ; des réunions pour les processus internes (59%) ; des appels téléphoniques 53%.

Lorsque l’on se concentre sur les différences d’âge, on observe que les jeunes (générations Y et Z), parfois décrits comme étant plus distants vis-à-vis de leur travail, subissent une charge mentale moyenne sensiblement supérieure à celle des + 50 ans.

De plus, l’étude montre que la charge mentale professionnelle ne s’arrête pas aux panneaux de la capitale, des métropoles ou des grandes villes de province.
Mais il n’est pas rare de constater dans les résultats de cette étude IFOP, des différences selon que l’on habite dans une agglomération urbaine ou dans une commune rurale. Cet écart pouvant certainement aussi s’expliquer par des activités professionnelles parfois propres à ces territoires. Il n’en reste pas moins que certaines tâches apparaissent moins pénibles à la campagne.

Enfin, les cadres s’autorisent quelques pauses coquines, 25 % des cadres reconnaissent avoir des relations intimes pendant leurs horaires de travail, une pratique évidemment facilitée par l’avènement du télétravail - c’est même 1⁄3 des -35 ans. Toutefois, le travail n’est jamais bien loin et impacte les relations sexuelles au sein du couple - 16 % des français interrogés reconnaissent penser au travail en faisant l’amour (18 % des femmes et 14 % des hommes).

IFOP >> 
Etude complète
L’enquête a été menée par un questionnaire auto-administré en ligne du 22 avril au 3 mai 2021, auprès d’un échantillon de 1003 cadres travaillant dans des structures de 10 salariés et plus. La représentativité a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, secteur d’activité, niveau de diplôme) après stratification par région.

 







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