Conçu pour être mobilisé dès la prise de poste, ce parcours propose aux élus des actions concrètes et priorisées en trois étapes pour adapter leur territoire aux fortes chaleurs.
La première consiste à analyser les vulnérabilités par une étude d’exposition aux aléas climatiques, avec modélisations aux horizons 2050 et 2100 et cartographie des îlots de chaleur urbains, en s’appuyant sur les outils Climadiag et Climadiag chaleur en ville.
La deuxième relève de la planification : formaliser un plan local stratégique d’adaptation, intégrer ces enjeux dans les documents d’urbanisme et de planification sectorielle, et bâtir des plans d’urgence et de gestion de crise assortis de campagnes de sensibilisation du public.
Cette planification se décline en trois volets opérationnels.
Pour l’espace public, sur lequel les collectivités ont la main, sont listées les solutions fondées sur la nature comme la végétalisation, les solutions liées à l’eau (désimperméabilisation, fontaines, jeux d’eau) et les solutions grises comme les structures d’ombrage.
Pour les bâtiments, la priorité va aux mesures passives sans consommation d’énergie : stores et masques solaires, végétalisation des façades et toitures sous réserve des règles d’urbanisme et de l’avis des architectes des bâtiments de France, isolation des murs, augmentation de l’albédo, ventilation et brassage d’air, y compris ventilateurs de plafond low-tech. Lorsque ces mesures ne suffisent plus, la production de froid doit privilégier les vecteurs les plus efficaces et les moins contributifs aux îlots de chaleur : mutualisation, géocooling, récupération de chaleur fatale et thermofrigopompes, géothermie, aquathermie, aérothermie adiabatique puis sèche.
La troisième étape recense les financements et appuis en ingénierie mobilisables : Fonds vert 2026, offres de l’ANCT et du Cerema pour l’intégration de l’adaptation dans les documents d’urbanisme, fonds Barnier pour les études et travaux de prévention des risques naturels, agences de l’eau pour les diagnostics et la renaturation, aides de l’Ademe, certificats d’économies d’énergie pour l’isolation, Fonds chaleur et contrats chaleur renouvelable pour le froid, fonds européens via les régions, plateforme Aides-territoires et accompagnement de la Banque des Territoires, liste présentée comme non exhaustive et évolutive.
Source: AMORCE
