Le Cerema rappelle que les ruissellements sont devenus une problématique majeure sous l’effet combiné de l’intensification des événements météorologiques, de l’imperméabilisation croissante des territoires et de l’augmentation des enjeux exposés.
Les données citées sont particulièrement marquantes : plus de 13 millions de personnes exposées en France hexagonale, environ 10 % de la surface métropolitaine concernée, 65 % des sinistres rattachables au ruissellement hors débordement et submersion, et plus de 50 % du montant total des indemnisations liées aux inondations. Le texte souligne aussi que les événements fréquents concentrent l’essentiel des sinistres et des coûts, et que le poids du ruissellement est appelé à croître avec le changement climatique.
Cette note insiste sur la nécessité de caractériser les zones de production, de transfert et d’accumulation, en tenant compte de la pente, de l’occupation du sol, de la géologie, de la pédologie, de l’humidité des sols, des aménagements anthropiques et de l’imperméabilisation. Il met en avant le besoin de définir précisément le volet hydrologique de l’étude selon les objectifs poursuivis et la taille du territoire, ce qui ancre l’analyse dans une logique méthodologique autant qu’opérationnelle.
Source : Cerema