Ce baromètre a été réalisé auprès d’un échantillon représentatif de 1 000 agentes et agents publics (fonctionnaires et contractuelles) exerçant dans les 3 versants de la fonction publique et issus des 3 catégories statutaires de la fonction publique.
« Les résultats ici restitués ne sont évidemment pas exhaustifs. »
Ainsi, pour l’analyse des résultats selon plusieurs critères (telle réponse en fonction de l’âge, du sexe, de la catégorie d’appartenance, etc.) n’apparaissent que les résultats présentant un écart notable par rapport à la moyenne des réponses obtenues.
Par exemple, si, pour une question donnée, ce sont les résultats par versant de la fonction publique (FPE, FPT, FPH) qui sont présentés, c’est parce que les écarts de réponse selon les versants de fonction publique sont impor tants tandis que le fait d’être agent de catégorie A, B ou C, ou le sexe du répondant, n’a pas ou peu d’impact sur les réponses obtenues
Un état d’esprit globalement sombre
L’état d’esprit des fonctionnaires est globalement sombre : 44 % d’entre eux se disent inquiets, 36 % lassés et 32 % rencontrent des difficultés. Le premier item suggérant un état d’esprit positif est l’espoir, cité au total par 29 % des personnes interrogées et notamment par 44 % des catégories A et 37 % des 18-34 ans
Parmi les 3 versants de la fonction publique, les agents de la fonction publique territoriale sont les moins inquiets et les plus nombreux à avoir un état d’esprit positif (espoir, confiance, satisfaction, sérénité).
Un attachement profond à la fonction publique…
L’attachement à la fonction publique est profond et massif : 73 % des fonctionnaires se disent attachés à celle-ci (dont près d’un tiers « très attaché ») avec des variations légères selon la fonction publique d’appartenance : c’est au sein de la fonction publique d’État que l’attachement est le plus fort (76 %), quelle que soit la catégorie, contre 70 % pour la Fonction publique hospitalière et 69 % pour la Fonction publique territoriale.
En revanche, l’attachement à la fonction publique ne varie pas de façon homogène selon la catégorie statutaire.
… qui ne suffit plus à retenir les agents
Malgré un attachement réel à la fonction publique, ils sont de plus en plus nombreux à vouloir la quitter : aujourd’hui, c’est un quart des agents qui l’envisagent !
Et les raisons de cette crise sont sans appel : rémunérations trop faibles (pour 53 % des répondants), conditions de travail dégradées (pour 44 % d’entre eux) et manque de reconnaissance (pour 33 %).
… et qui vient s’ajouter à un déficit d’attractivité inédit
Alors que la fonction publique était historiquement perçue comme un secteur très attractif (garantie de l’emploi, stabilité), son attractivité s’effondre. En 2012 encore, 73 % des jeunes souhaitaient devenir fonctionnaires. Cette tendance s’est inversée depuis : on observe deux fois moins de candidates et candidats aux concours qu’il y a dix ans.
Pour les agents interrogés, l’attractivité de la fonction publique, par rapport au privé, se limite au temps de travail. Pour le reste, et notamment la reconnaissance de son travail par la société, le montant des retraites et les perspectives de carrière, la fonction publique apparait bien moins avantageuse qu’une carrière dans le privé.
Et sans surprise, c’est en matière de rémunération que le sentiment de décrochage par rapport au privé est le plus fort : 67 % des répondants considèrent qu’ils sont moins bien lotis que les salariées du privée.
Rapport complet - CFDT
