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RH - Actualités

Quels sont les salariés concernés par le télétravail ?

Rédigé par ID CiTé le 06/11/2019



Quels sont les salariés concernés par le télétravail ?
Le télétravail régulier est une pratique encore peu répandue. En 2017, seuls 3 % des salariés le pratiquent au moins un jour par semaine. Les télétravailleurs sont majoritairement des cadres (61 %) et sont relativement plus nombreux dans les métiers de l’informatique et de la télécommunication.

Si les femmes télétravaillent presque autant que les hommes, la situation familiale joue sur le recours à ce mode d’organisation du travail. Les salariés avec un enfant de moins de 3 ans sont plus souvent télétravailleurs. Le télétravail régulier est également plus fréquent en Île-de-France et, plus généralement, dans les aires urbaines denses, où les temps de trajet domicile-travail sont les plus longs.

Dans les établissements de plus de 10 salariés du secteur privé non agricole, un quart des télétravailleurs sont couverts par un accord collectif (accord d’entreprise, de branche), plus d’un cinquième par un accord individuel entre le salarié et sa hiérarchie, alors que plus de la moitié pratiquent le télétravail en dehors de toute formalisation contractuelle.

Pour de nombreux cadres notamment, le 
télétravail correspond à une pratique occasionnelle et peu formalisée : un cadre sur sept télétravaille quelques jours ou quelques demi-journées par mois. Si l’on considère la définition récente plus souple du télétravail intégrée dans le code du travail en septembre 2017, il y aurait donc 1,8 million de télétravailleurs en France, soit 7 % des salariés.

Dares Analyses 2019-051 - 2019-11-05

Le télétravail permet‑il d’améliorer les conditions de travail des cadres ?
Dares - Analyse - 2019-11-05



Les espaces de coworking : des outils au service de la mobilité durable ?
Depuis quelques années, les espaces de coworking et autres tiers-lieux dédiés au travail se multiplient sur le territoire français. Parmi les ambitions qui concourent à cet essor se trouve la réduction de la demande de mobilité. Mais qu’en est-il vraiment ? De quelle manière les espaces de coworking font-ils évoluer les pratiques de mobilité de ceux qui les fréquentent ? Que peut-on réellement attendre de ces espaces en matière de mobilité ? Le Cerema, en appui à la Direction générale des infrastructures de transport et de la mer (DGITM), a questionné les liens entre ces espaces et la mobilité quotidienne, qui font souvent l’objet d’affirmations peu étayées.
Pour apporter des éléments de réponse, outre un travail de revue de littérature et d’entretiens d’acteurs, le Cerema a réalisé des enquêtes auprès d’usagers d’espaces de coworking au printemps 2017, afin d’appréhender l’évolution de leurs pratiques de mobilité. Ces enquêtes quantitatives et qualitatives ont porté sur des espaces de coworking aux localisations diversifiées (quartiers centraux ou périphériques de métropoles, villes moyennes, espaces périurbains).

Parmi les principaux enseignements de ces enquêtes, on peut retenir les résultats suivants :
- si les usagers des espaces de coworking présentent des profils variés, les travailleurs indépendants et les auto-entrepreneurs sont dominants par rapport aux salariés en télétravail ;
- de ce fait, la réduction des déplacements est rarement une raison essentielle dans le choix de fréquenter un espace de coworking. Ce choix apparaît d’abord motivé par l’envie de rompre avec un certain isolement et par la recherche d’interactions sociales et professionnelles ;
- les utilisateurs travaillant auparavant en entreprise ont en général réduit les kilomètres parcourus pour aller travailler, ce qui a également pu occasionner du report modal vers la marche, le vélo ou le transport collectif ;
- pour ceux qui travaillaient auparavant à domicile, le coworking a certes engendré des déplacements supplémentaires pour aller travailler, mais cette mobilité nouvelle s’est souvent accompagnée de stratégies d’optimisation dans l’organisation de leurs déplacements (en regroupant ou en enchaînant davantage les déplacements) ;
- en ce qui concerne les modes de transport utilisés pour accéder aux espaces de coworking, on retrouve une distinction nette selon les contextes territoriaux : dans les espaces périphériques et périurbains, la voiture reste le mode d’accès principal, avec cependant des distances qui demeurent généralement limitées (inférieures à 15 km dans la plupart des cas) ; dans les centres urbains, les modes actifs dominent, suivis des transports collectifs, en raison notamment de la proximité entre le domicile et l’espace de coworking.
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Il en ressort que le bilan des effets de la pratique du coworking sur la mobilité quotidienne reste globalement mitigé
. Pour autant, le soutien à leur développement peut aussi se justifier par d’autres motivations tout aussi légitimes : développement économique, innovation, revitalisation des territoires…

CEREMA - Synthèse complète - 2019-10-17

 







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