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RH-Doc - Surveillance de la lombalgie en lien avec le travail : comparaison de quatre sources de données et perspectives pour la prévention

Rédigé par ID CiTé le 08/08/2018



RH-Doc - Surveillance de la lombalgie en lien avec le travail : comparaison de quatre sources de données et perspectives pour la prévention
La lombalgie commune constitue un problème majeur de santé publique dans de très nombreux pays industrialisés qui s’étend au monde entier. 

Sa prévalence est élevée en population générale. Dans l’enquête décennale santé de 2002-2003, plus de la moitié des Français âgés de 30 à 54 ans déclaraient avoir souffert de lombalgie au moins un jour durant les 12 derniers mois, et cette proportion était de 15,4 % et 18,9 % pour les douleurs ayant duré plus de 30 jours, respectivement chez les hommes et chez les femmes

Une revue de la littérature internationale récente estimait la prévalence mensuelle de la lombalgie en population générale à 22,3 %. En milieu de travail, la pathologie rachidienne représente la première cause de morbidité ostéo-articulaire et près de 50 % des salariés européens déclarent souffrir de douleurs rachidiennes. 

La lombalgie compte parmi les six principaux problèmes de santé en termes de coûts pour la société, estimés entre 19,6 et 118,8 milliards de dollars (coûts directs et indirects) dans une revue de la littérature de 2008. Elle constitue également la première cause d’invalidité pour les personnes âgées de 25 à 64 ans dans le monde en 2015, et particulièrement dans les pays développés. 

La lombalgie présente des répercussions considérables en termes de douleur et d’inconfort sur le lieu de travail et dans la vie quotidienne ainsi qu’en termes de qualité de vie liée à la santé. 

En plus de l’intensité de la douleur, la gravité de la lombalgie est principalement due au handicap qu’elle cause. Elle génère des coûts directs importants liés notamment aux indemnités journalières, au recours aux soins médicaux et paramédicaux, aux aménagements de poste de travail, au temps de gestion des dossiers, etc.

À ces coûts directs, s’ajoutent les coûts indirects (absentéisme, baisse de la productivité, baisse de la qualité de la production, etc.), estimés à au moins 3 à 5 fois les coûts directs

Santé publique France - 2018-08-07







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