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Sobriété numérique et collectivités territoriales : quels enjeux ? - Seul un quart des collectivités participantes à l'étude a déjà réalisé ou planifié des démarches

Rédigé par ID CiTé le 19/06/2020



La part croissante du numérique dans les émissions de gaz à effet de serre (GES) place la question de la sobriété numérique à l’agenda des collectivités territoriales et les interroge désormais dans leur fonctionnement quotidien comme dans leurs projets de "territoires intelligents". Certaines commencent donc à se positionner sur la question mais manquent encore de cadres d’analyse structurés et d’outils opérationnels pour passer à l’action.

Les réponses recueillies apportent un premier éclairage sur leur niveau de connaissance et d’engagement dans le domaine ainsi que sur leurs marges de progression. L’analyse de ces contributions permet de dresser un premier état des lieux, avant tout qualitatif, qui restera à conforter par des études plus approfondies.
L’enquête regroupe 33 collectivités de toutes tailles, de la commune de moins de 10 0000 habitants à la métropole ou région de plusieurs millions et s’appuie sur les calculs de l’étude "Empreinte environnementale du numérique mondial" publiée en octobre 2019 par le collectif GreenIT.fr pour construire ses analyses.


Environ la moitié des collectivités participantes déclare s’être dotée d’une stratégie numérique territoriale fixant une feuille de route pour le développement des usages et actions numériques de leur territoire.
L’enquête ne permet pas de démontrer de corrélation entre l’adoption d’une telle stratégie numérique globale et l’élaboration d’une stratégie de sobriété numérique. Il faut rappeler que certaines actions de sobriété numérique sont parfois inscrites dans les Plans Climat Air-Énergie Territoriaux (PCAET) et ne sont donc pas systématiquement issues de réflexions sur le développement du numérique territorial à proprement parler.
D’autre part, certaines collectivités mettent en place des actions de sobriété numérique sans que celles-ci ne relèvent formellement d’une stratégie en tant que telle. Ces actions peuvent également être identifiées sous des vocables différents, à l’instar du "numérique responsable", du "greenIT" ou s’intégrer dans une approche plus globale d’économie circulaire.


La sobriété numérique, pourquoi faire ?
• Lutter contre le dérèglement climatique Les émissions de GES du numérique sont en constante progression et représenteront 6% des émissions mondiales dans 4 ans, soit trois fois celles de l’aviation mondiale. Selon l’Union Internationale des Télécommunications (Nations Unies), les émissions liées au secteur numérique doivent décroître de 45% d’ici à 2030 pour pouvoir être en capacité d’atteindre les objectifs de l’Accord de Paris.

• Assurer la pérennité du secteur numérique Le numérique est une ressource critique non renouvelable puisque fabriqué avec des minerais dont les stocks seront bientôt épuisés. Le niveau de criticité de la ressource numérique est important puisqu’il ne resterait que trente ans de stock de minerais indispensables dans une hypothèse de coût technologique constant.

• Mais aussi… Réaliser des économies pour les collectivités, améliorer l’inclusion numérique et la résilience des territoires, réduire les pollutions locales, renforcer l’indépendance géostratégique, respecter les droits de l’Homme, etc.


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