
Pour l'application de l'article L. 752-17 du code de commerce, tout professionnel dont l'activité, exercée dans les limites de la zone de chalandise d'un projet, est susceptible d'être affectée par celui-ci, a intérêt à former un recours devant la commission nationale d'aménagement commercial (CNAC) contre l'autorisation donnée à ce projet par la commission départementale d'aménagement commercial (CDAC) puis, en cas d'autorisation à nouveau donnée par la CNAC, un recours contentieux. S'il en va ainsi lorsque le professionnel requérant est implanté dans la zone de chalandise du projet, un tel intérêt peut également résulter de ce que, alors même que le professionnel requérant n'est pas implanté dans la zone de chalandise du projet, ce dernier est susceptible, en raison du chevauchement de sa zone de chalandise et de celle de l'activité commerciale du requérant, d'avoir sur cette activité une incidence significative.
Suite à l'annulation, par l'arrêt d'une cour, d'une décision de la CNAC, qui a eu pour effet de saisir à nouveau la CNAC des recours introduits contre la décision de la CDAC, la CNAC a examiné à nouveau ces recours et les a rejetés, par une décision postérieure à l'arrêt. Le rejet pour irrecevabilité d'un de ces recours, par cette nouvelle décision de la CNAC, est fondé sur l'autorité de la chose jugée par la cour. Il résulte de l'annulation partielle de l'arrêt qu'il appartient à la CNAC d'examiner à nouveau la recevabilité de ce recours et, dans l'hypothèse où elle le jugerait recevable, de retirer sa décision postérieure à l'arrêt et de se prononcer à nouveau sur la demande d'autorisation du projet.
Conseil d'État N° 402275 - 2018-09-26
Suite à l'annulation, par l'arrêt d'une cour, d'une décision de la CNAC, qui a eu pour effet de saisir à nouveau la CNAC des recours introduits contre la décision de la CDAC, la CNAC a examiné à nouveau ces recours et les a rejetés, par une décision postérieure à l'arrêt. Le rejet pour irrecevabilité d'un de ces recours, par cette nouvelle décision de la CNAC, est fondé sur l'autorité de la chose jugée par la cour. Il résulte de l'annulation partielle de l'arrêt qu'il appartient à la CNAC d'examiner à nouveau la recevabilité de ce recours et, dans l'hypothèse où elle le jugerait recevable, de retirer sa décision postérieure à l'arrêt et de se prononcer à nouveau sur la demande d'autorisation du projet.
Conseil d'État N° 402275 - 2018-09-26
Dans la même rubrique
-
Parl. - 1er mai : une proposition de loi du Sénat pour permettre aux boulangers et fleuristes de travailler
-
RM - Mise à disposition gratuite de locaux commerciaux par des communes rurales à des professionnels afin d'inciter et de pérenniser leur installation
-
Doc - Les ETI, fer de lance de l’économie française
-
Doc - Commerces de proximité : découvrez comment les commerçants façonnent chaque jour un cadre de vie plus humain, solidaire et durable
-
Actu - Diag Biodiversité : 300 entreprises bientôt engagées pour la nature